I ) La nouvelle
- « Le Père Noël fait polémique dans une école »
« Le Père Noël n'est pas le bienvenu dans une école maternelle de Montargis, dans le Loiret. Sa visite annuelle a en effet été annulée par la directrice de l'établissement. Officiellement, les raisons sont financières et pédagogiques. Mais un email anonyme a mis le feu aux poudres : la directrice aurait subi des pressions de la part "d'une poignée de mère de famille de confession musulmane."
"Je suis allée voir la directrice pour comprendre cette annulation, raconte une mère au Parisien. Elle m'a expliqué qu'elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par certaines familles de musulmans". […] le Père Noël est une tradition païenne. "C'est choquant", confie un père, qui souligne que les musulmans de son entourage "n'ont aucun problème avec le Père Noël"... »
─> Le journaliste nous raconte le fait en prenant les expressions des parents de Montargis, autres que celles des « familles musulmanes » pour que le lecteur se rapproche de leur avis.
Son intention ici est de diriger le lecteur vers les opinions des familles qui « subissent » cette décision.
Conclusion
Ainsi, la valeur de l’information devient subjective et non neutre.
« La décision de la directrice d'une école maternelle de Montargis (Loiret) de supprimer la venue du Père Noël à l'école « afin de respecter les différentes croyances » a provoqué une polémique.
Une « maladresse » de la directrice, selon l'inspection académique de Montargis, qui évoque des « raisons financières et pédagogiques » pour expliquer ce changement de programme. Mais les parents ne l'entendent pas de cette oreille et se sont plaints à la mairie, dénonçant « les pressions d'une dizaine de familles musulmanes.» »
─> Le journaliste essaye de rapporter au mieux les paroles de chaque intervenants de cette polémique en utilisant massivement les guillemets et valorise ainsi une valeur de l’information transparente (le lecteur suit l’information à la trace) et objective (aucun point de vue personnel n’est évoqué).
Ainsi, il laisse au lecteur la liberté de se faire une opinion de la laïcité remise en cause.
« En quoi le Père Noël ne respecte-t-il pas les différentes croyances? », s'est-il insurgé, rappelant qu'il est fêté « dans un grand nombre de pays dans le monde sans que cela ne trouble les convictions de quiconque ». Un « contresens total » pour le maire Jean-Pierre Door, qui s'indigne et […] selon lui, le Père Noël qui « bien au contraire le caractère parfaitement profane de cette image est avéré et procède d'une tradition à laquelle nous sommes attachés ».
Pour M. Door, « nous ne devons pas nous soumettre à une quelconque obligation consistant à dicter la gestion de nos animations dans les écoles ».
─> De même, le journaliste rapporte les paroles qui se veulent positives, essayant de calmer la polémique et révèlent du déterminisme « nous ne devons pas nous soumettre à une quelconque obligation consistant à dicter la gestion de nos animations dans les écoles ».
Aussi, il n’hésite pas à placer des expressions désignant la tradition du pays français « […] une tradition à laquelle nous sommes attachés ».
Conclusion
Dans cet article, la valeur de l’information paraît transparente : le lecteur semble suivre l’information à la trace. De même, elle est objective car aucun point de vue n’est exprimé.
Par contre, le journaliste n’a pas hésité à reprendre les expressions se révélant être comme l’extincteur du feu de la polémique et en même temps, désignant les traditions françaises. Son intension est donc de nous narrer l’histoire sans intervention personnelle et de nous diriger vers une sortie calme en nous rappelant les caractères français.
« L’air de Noël est propice aux contes. Celui d’un homme à la barbe longue venant semer la terreur auprès des enfants est connu sous le nom de "Barbe bleue". Pourtant, en cet hiver 2012, il semble que la directrice d’une école de Montargis ait décidé de réécrire à sa façon l’histoire. Et quoi de plus traditionnel que la venue du Père Noël en cette période de fin d’année ? Seulement voilà, certains parents ne l’entendaient pas de cette oreille. »
──> le journaliste commence son article en narrant les traditions de Noël « L’air de Noël est propice aux contes […] Et quoi de plus traditionnel que la venue du Père Noël en cette période de fin d’année ? » et semble déjà accuser la directrice d’école « il semble que la directrice d’une école de Montargis ait décidé de réécrire à sa façon l’histoire. »
« Un mythe Païen »
« Les fameux parents se sont revendiqués comme étant "musulmans"[…] Plus grave, à la suite de ces pressions, la directrice de l’école a tout bonnement décidé d’annuler l’événement. […] Dans l’après-midi, on apprenait d'ailleurs que la directrice de maternelle faisait marche arrière et programmait à nouveau la venue du Père Noël … »
─> Le journaliste nous apprend que les parents étant à l’origine de ce scandale sont « musulmans » : il utilise les guillemets en parlant d’eux en pensant rester dans l’objectivité mais de cet article ressort l’effet que ce nom est une vulgarité, d’où cet emploi. De plus, il accentue sa violence d’accusation sur la directrice, en la désignant comme versatile « la directrice de l’école a tout bonnement décidé d’annuler l’événement // on apprenait d'ailleurs que la directrice de maternelle faisait marche arrière et programmait à nouveau la venue du Père Noël … » . Les trois petits points finaux peuvent exprimer la consternation du journaliste.
« Une fête qui transcende le religieux »
«Si l’affaire fait grand bruit, c’est bien évidemment qu’elle pose deux problèmes majeurs : la contestation des parents pour des “motifs religieux" et la réaction de la directrice de l’école. […] on voit ici toute la confusion qu'apportent ces contestations puisque, sur des motifs religieux, l’on mélange le caractère religieux de la fête de Noël et les attributs païens que la tradition lui a associés […] Le problème réside donc dans cette interprétation extravagante de la laïcité »
─> le journaliste traite de la laïcité avec une valeur d’information brute (le lecteur peut se faire une opinion) mais c’est assez subjectif car il veut nous montrer son point de vue qui est que la laïcité est très compliquée à comprendre.
« Ne jamais reculer sur la laïcité »
« [..] la position des musulmans […] parents à la marge, qui portent des exigences dans tout ce qu’elles ont d’intégristes, et qui ne sauraient être représentatifs des croyants de France […] ultra-marginaux, ils encensent les crimes d’un frère djihadiste ou qu’ils frappent violemment des femmes venues contester leur haine avec des messages peinturlurés sur le corps. […]Tout juste peut-on se permettre de dire que l’intégrisme en France se porte bien»
─> Le journaliste, après avoir traité de la laïcité, parle des familles musulmanes, le cœur du problème. Il dresse un portrait assez péjoratif et violent « ultra-marginaux, ils encensent les crimes d’un frère djihadiste ou qu’ils frappent violemment des femmes », son intention est de nous orienter vers son point de vue et à devenir « islamophobes » . La valeur ici est donc subjective (elle provient de l’opinion de la personne qui la diffuse) et le journaliste finit une note d’ironie.
« Mais plus inquiétant encore est la réaction de cette directrice, qui a préféré faire fi des valeurs et des principes pour céder à des pressions qu’elles jugeaient trop lourdes. Le barrage a cédé face à une marée à peine agitée. […] Combien de fois faudra-t-il rappeler qu’il faut rester ferme et juste ? Un simple exercice de pédagogie aurait suffi à expliquer. Céder plutôt que de s’affirmer. Céder plutôt que d’expliquer. Céder plutôt que de dialoguer. Elle est sans doute ici la plus grande des violences faite à notre société. »
─> Le journaliste accuse la directrice et oublie sa neutralité « Mais plus inquiétant encore est la réaction de cette directrice, qui a préféré faire fi des valeurs et des principes pour céder à des pressions qu’elles jugeaient trop lourdes ». « Combien de fois » traduit l’exaspération du journaliste et cet article finit sur quatre phrases qui se veulent pessimistes.
Conclusion
La valeur de l’information dans cet article est loin d’être neutre et transparente.
Le journaliste nous rapporte les faits en valorisant le plus souvent une valeur de l’information subjective (ou brute) : le lecteur lit un article exagérément partial, écrit par une personne qui énonce ses opinions et qui essaye de cacher à travers ce fait divers, une idéologie mais surtout un message islamophobe.
II) Analyse de l’épilogue
"La directrice d'une école de la ville avait voulu interdire le passage du Père Noël au motif que cela ne respectait pas "les différentes croyances ainsi que les valeurs de l'école laïque". Le maire de la ville est revenu sur cette décision.
Les écoliers de Montargis pourront finalement voir le Père Noël. Le maire de la ville, Jean-Pierre Door a désavoué la décision de la directrice de l'école du Grand-Clos qui souhaitait renconcer à cette coutume "afin de respecter les différentes croyances". "Nous organiserons comme chaque année une fête de Noël avec le Père Noël dans cette école, comme dans les autres", a déclaré l'élu. "S'il le faut, les élus se déguiseront eux-mêmes en Pères Noël", a-t-il ajouté, précisant s'être entretenu à ce sujet avec l'inspecteur d'académie. La date de la fête a été fixée au 20 décembre.
Dans une note aux parents, la directrice de l'école du Grand-Clos de Montargis avait annoncé que "cette année, afin de respecter les différentes croyances ainsi que les valeurs de l'école laïque, le Père Noël ne viendra pas à l'école". Un spectacle de marionnettes devait être proposé à la place.
─> L'épilogue se veut brute, en effet dans celui de l'Express daté du 5/12/2012 nous pouvons retrouver la présence de citation ayant pour objectif de donner à voir les paroles telles qu'elles ont été rapportées, de façon à amener le lecteur à la réflexion de ces propos : « Les différentes croyances ainsi que les valeurs de l'école laïque ».
La fête aura lieu "quoi qu'il arrive"
La nouvelle avait suscité le mécontentement de plusieurs parents qui ont fait état auprès de la mairie des "pressions d'une dizaine de familles musulmanes". Jean-Pierre Door a affirmé mercredi qu'il n'y aurait "aucune pression sur les élus et sur la ville" et que la fête aurait lieu "quoi qu'il arrive".
L'inspection académique de Montargis avait dans un premier temps évoqué une "maladresse" de la directrice, tout en évoquant des "raisons financières et pédagogiques" pour justifier le changement de programme. M. Door a déclaré que si "le côté pédagogique relève de l'Education nationale, la vie de l'école communale dépend de la ville". Il a rappelé que celle-ci prévoyait chaque année une enveloppe pour ce type de festivités.
L'élu a par ailleurs dit qu'il n'y a "aucun caractère religieux dans l'image du Père Noël" et que celle-ci était "parfaitement profane".
─> Nous touvons aussi toutes les données nécessaires pour comprendre le fait ne sont que citations de propos des personnes impliquées. Ainsi, nous pouvons retrouver de nombreux mots ou expressions mis entre guillemets: "quoi qu'il arrive", "parfaitement profane".
Seul des verbes de paroles sont donnés par la suite "a déclaré l'élu" ou encore "a affirmé".
De plus il est objectif, aucun avis n'est exprimé par le journaliste à l'aide d'adjectif mélioratif ou au contraire péjoratif.
L'annulation de la visite d'un Père Noël dans une école de Montargis a finalement tourné court. Le maire de la commune, Jean-Pierre Door (UMP), cité par Sipa, il n'était «pas question de céder aux pressions. Tous les enfants auront le droit à leur Noël. »
La décision d’une maternelle de Montargis (Loiret) de déprogrammer sa visite annuelle avait suscité beaucoup d’inquiétudes, plusieurs parents d’élèves y voyant une reculade face aux revendications de certaines familles de confession musulmane. « Je suis allée voir la directrice pour comprendre cette annulation, raconte cette mère d’une petite fille souhaitant garder l’anonymat, et elle m’a expliqué qu’elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par certaines familles de musulmans. » Un argument qu’a également invoqué la directrice, depuis quelques semaines à la tête de l’école du Grand-Clos, selon les services de la mairie qui l’ont appelée pour avoir des explications. « Elle nous a avoué avoir appelé la directrice précédente pour savoir comment gérer les familles qui, chaque année, menacent de boycotter l’école le jour de la visite du Père Noël », se rappelle Jean-Paul Fonteneau, adjoint à l’enfance et à l’enseignement.
Officiellement, les motifs de cette décision, entérinée en octobre lors d’un conseil d’école, sont d’ordre financier. Mais pour Jean-Paul Fonteneau, ils sont indéfendables car d’ordre confessionnel. « Je comprendrais à la limite qu’on s’attaque au côté mercantile de cette fête, mais s’attaquer à son emblème en invoquant la laïcité, ça n’a aucun sens! » Le maire UMP Jean-Pierre Door avait d’ailleurs envoyé mardi une lettre à l’inspection académique ainsi qu’à la fameuse directrice, en rappelant qu’à ses yeux, le Père Noël n’avait aucune connotation religieuse. Et c’est vrai que le bonhomme rouge à la barbe rouge est une tradition païenne.
─> Contrairement à L’Express, cet article n’est pas complètement objectif et brute. En effet, il utilise beaucoup de guillemets afin de citer les réactions des Français face à ce fait :« Je suis allée voir la directrice pour comprendre cette annulation, raconte cette mère d’une petite fille souhaitant garder l’anonymat, et elle m’a expliqué qu’elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par certaines familles de musulmans. »
De même, il acquiesce en faveur des Français qui se révoltent face à cette injustice :
"Et c’est vrai que le bonhomme rouge à la barbe rouge est une tradition païenne."
Aussi, le journaliste cite deux fois le parti politique du maire : « Jean-Pierre Door (UMP) » (...) « Le maire UMP ».
Peut être celui-ci viserait le parti politique qui serait responsable d’une situation et énoncerait un avis personnel.
Conclusion
Dans l’épilogue, la valeur de l’information revêt deux types de valeur : brute et objective pour l’Express alors que dans Le Parisien, elle est subjective : le journaliste vise le parti politique en le citant deux fois et utilise les réactions des parents français face au fait divers soit disant causé par « une poignée de familles musulmanes », pour les rallier entre eux.
III) Synthèse générale
Ainsi, la valeur de l’information est très diverse.
Le titre, rien qu’à lui seul, peut déjà nous informer de la nature de la valeur de l’information ou encore du point de vue qui sera adopté dans l’article.
Selon les articles, l’intension du journaliste varie.
En effet, dans Europe 1.fr, la valeur de l’information est subjective et son intention est de diriger le lecteur vers les avis des personnes interrogées. Son intention est de rallier les Français contre "une poignée de mère de famille de confession musulmane."
Dans Midi Libre, la valeur de l’information paraît transparente et objective. Mais derrière cela, l’intention du journaliste est de nous narrer l’histoire sans intervention personnelle et de nous diriger vers une sortie calme en nous rappelant les caractères français.
Dans Le Nouvel Observateur, la valeur de l’information subjective : le lecteur lit un article exagérément partial qui essaye de cacher à travers ce fait divers, une idéologie mais surtout un message islamophobe.
Par contre pour l’épilogue, la valeur de l’information se veut assez objective et brute (le lecteur peut se faire une opinion) car le feu est éteint. De même, cette polémique sur la laïcité se clos sur des notes optimistes et « joyeuses ». Mais elle revêt aussi la valeur subjective : le journaliste désire rallier les français contre les perturbateurs et viser les responsables de ce fait.
GROUPE 3
