Joseph Arthur de Gobineau, dit le comte de Gobineau, né le 14 juillet 1816 dans une petite commune française près de Paris et mort le 13 octobre 1882 à Turin, était journaliste, poète, romancier, orientaliste, diplomate et écrivain français. Il est connu surtout pour son Essai sur l'inégalité des races humaines, qui est particulièrement polémique. Cela le range parmi les pères de la pensée raciale. Gobineau est sans doute unique dans l'histoire de la pensée française: son œuvre, absolument méconnue dans son propre pays, a d'abord rayonné en Allemagne grâce à un biographe passionné et sous l'impulsion de Wagner qui admirait son poème Amadis.
Son essai paraît en 1853, mais seulement en 1855 en entier.
L'essai sur l'inégalité des races humaines est un essai qui vise à établir la différence entre les « différentes » races humaines: blanche, noire et jaune. Dans son essai il prétend fonder sur une base physique et réaliste la théorie de la supériorité de la race nordique, germanique. Sa doctrine fut exploitée par des pangermanistes et par le national-socialisme hitlérien. Cet essai développe une sombre philosophie de l'histoire. Gobineau constate que toutes les civilisations ont fini par la décadence: ce phénomène universel ne s'explique selon lui ni par la volonté de Dieu, comme le pensait Bossuet, ni par le relâchement des mœurs comme l'ont affirmés tous les moralistes, ni par l'action du climat supposé par Montesquieu. Pour lui la cause du mal réside en l'homme même: à l'origine du monde, les races, inégalement douées, étaient pures, mais le mélange des sangs a ravalé les meilleurs au rang des pires. Il y affirmait que la race est le facteur essentiel de l'histoire humaine, qu'il existe une hiérarchie des races et que la race aryenne (indo-européenne) a été, du fait de sa supériorité intellectuelle et morale, à l'origine de toutes les grandes civilisations. Mais cette race, essentiellement créatrice de valeurs, a été conduite, de par son besoin d’expansion, à se mêler à des races inférieures, ce qui, aujourd'hui, entraîne inéluctablement sa perte.
« Les deux variétés inférieures de notre espèce, la race noire, la race jaune, sont le fond grossier, le coton et la laine, que les familles secondaires de la race blanche assouplissent en y mêlant leur soie tandis que le groupe Aryen, faisant circuler ses filets plus minces à travers les générations ennoblies, applique à leur surface, en éblouissant chef-d'œuvre, ses arabesques d'argent et d'or. »
Il dit à travers cela que la race blanche disparait peu à peu en raison du métissage, selon lui moins uniforme et sans vitalité : donc tout le monde est au même point.
Exemples de ce qu’il dit dans son Essai :
Dans le livre 1, il explique qu'il y a des civilisations qui sont moins développées que d'autres. Ceci ne serait pas dû à des cause climatiques, politiques ou morales, mais en raison de leur race. Il invente sa propre théorie sur la création des trois différentes races et aussi leurs caractères moraux et physiques. Par exemple, il les distingue avec la taille de leur front et leurs goûts.
Dans le livre 2, il détermine les différents berceaux de chaque race à différents endroits distincts dans le monde. Dans les autres livres il continue dans la même voie en montrant la supériorité de la race blanche, même lorsque qu'une civilisation a du sang blanc et noir ou blanc et jaune…etc. Pour lui l'assemblement des deux races permet l'apogée de la race humaine blanche.
Les thèses de son Essai sur l'inégalité des races humaines, mal interprétées, accréditant l'idée qu'il fut l'un des inspirateurs du racisme, lui on valu une réputation de mauvais aloi. Gobineau inventa avec ce livre un des plus grands mythes du racisme contemporain : le mythe aryen.
« Loin de croire que l'humanité soit perfective a l'infini, l'avenir la verra s'abrutir de plus en plus dans la déchéance des métissages. »
Cette thèse posée, Gobineau l'illustre par une histoire fantastique du genre humain; il montre comment les Aryens primitifs, la plus noble des races, partis de l'Asie centrale, se sont noyés au cours de leurs migrations dans les flots impurs des Noirs et des Jaunes. Vision grandiose qui atteint souvent à l'épique: car malgré ses prétentions a la science- sa documentation incertaine surprend à l'époque de l'histoire positive- c'est une épopée romantique qu'il écrit, contraire dans ses conclusions, à "La chute d'un ange" et à "La légende des siècles".
La pensée de Gobineau ne variera plus. La thèse de l' "Essai" inspire tous ces ouvrages, soit qu'à la faveur de deux missions diplomatiques en Iran il décrive le berceau des Aryens primitifs dans de vivants reportages. . Gobineau, obsédé pendant des années par sa propre généalogie, il tente de rattacher sa lignée au pur Aryen, Ottar-Jarl, pirate norvégien, soit enfin que ses ambassades en Grèce et au Brésil l'ancrent dans son pessimisme sur l'incurable mélange des races.
La pensée de Gobineau est une des sources du racisme hitlérien avec le darwinisme politique et les théories sur la sélection naturelle.
Les idées racistes de Gobineau ne devaient d'abord rencontrer en France que très peu d'audience; mais elles eurent une influence certaine sur Richard Wagner et furent ensuite utilisées par les théoriciens pangermanistes, notamment H.S. Chamberlain. Dans des livres historiques récents qui traitent de l'extrême-droite en France, on peut voir que les thèses de Gobineau et d'autres comme Houston Chamberlain, Hans Günther ont nourri le racisme biologique et l'antihumanisme fasciste.
L’ambition de Gobineau était de prouver en quelque sorte que les hommes au fils des années, en se « mélangeant », menait à l’extinction de la race humaine. Il était persuadé que les races n’existaient plus. La vérité du racisme de Gobineau est dans la haine de la démocratie (il était royaliste). Tout au long de son Essai il décrit de façon pessimiste une population qui régresse : « Nous sommes inférieurs à ce qu'on a été jadis! », et qui court à sa perte.

